Veillons au salut de l’Empire de 1792

Veillons au salut de l’Empire. Chanson révolutionnaire Français de 1792

Veillons au salut de l’Empire. Paroles de la chanson.

Veillons au salut de l’Empire
Veillons au maintien de nos lois
Si le despotisme conspire
Conspirons la perte des rois.
Liberté, que tout mortel te rende hommage
Tyrans, tremblez, vous allez expier vos forfaits !
Plutôt la mort que l’esclavage:
C’est la devise des Français.
Du salut de notre patrie
Dépend celui de l’univers.
Si jamais elle est asservie
Tous les peuples sont dans les fers.
Liberté, que tout mortel te rende hommage
Tyrans, tremblez, vous allez expier vos forfaits !
Plutôt la mort que l’esclavage:
C’est la devise des Français.
Ennemis de la tyrannie
Paraissez tous, armez vos bras,
Du fond de l’Europe avilie
Marchez avec nous au combat:
Liberté, que ce nom sacré nous rallie
Tyrans, tremblez, vous allez expier vos forfaits !
Nous servons la même patrie
Les hommes libres sont français !
Jurons union éternelle
Avec tous les peuples divers
Jurons une guerre mortelle
A tous les rois de l’univers.
Liberté, que ce nom sacré nous rallie,
Poursuivons les tyrans, punissons leurs forfaits !
On ne voit plus qu’une patrie
Quand on a l’âme d’un Français.

Veillons au salut de l'Empire, Napoléon Bonaparte le chant du départ

Biographie veillons au salut de l’Empire

Les paroles du chant ont été écrites dans les derniers mois de 1791 par Adrien-Simon Boy, chirurgien-chef de l’armée du Rhin, sur l’air de la romance sentimentale Vous qui d’amoureuse aventure, courez et plaisirs et dangers issue de Renaud d’Ast (1787), de Dalayrac , mélodie qui était déjà devenue la rengaine des vaudevilles et des cérémonies officielles, et changeait des éternels et populaires « Ça ira ! » Dumersan affirme que Boy n’aurait fait que les trois premiers couplets et que le quatrième n’aurait été ajouté qu’en 1810 par un auteur demeuré inconnu. Mais selon l’ouvrage de Claude Role, le dernier couplet existait bien en 1792.