Révolution Française de 1789 a mis fin à la royauté et privilèges

Révolution Française de 1789 « histoire« 

L’Histoire de la Révolution Française de 1789. est la période de la France comprise entre l’ouverture des États généraux, le , et le coup d’État du 18 brumaire de Napoléon Bonaparte, le 9 novembre 1799. Il s’agit d’un moment crucial de l’histoire de France, puisqu’elle marque la fin de l’Ancien Régime, et le remplacement de la monarchie absolue française par une monarchie constitutionnelle, puis par la Première République. Elle a mis fin à la royauté, à la société d’ordres et aux privilèges. Elle a légué à la France la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui proclame l’égalité des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers de représentants élus. Plusieurs centaines de milliers de personnes trouvèrent la mort durant cette Révolution Française de 1789, notamment pendant la Terreur (16 594 personnes guillotinées) et pendant les tentatives de contre-révolution, notamment la guerre de Vendée.

Révolution Française de 1789

Dès son commencement, la portée universelle des idées de la Révolution Française de 1789 a été proclamée par ses partisans, et l’ampleur de ses conséquences soulignée par ses détracteurs. Les guerres de la Révolution française, qui ont touché une large partie de l’Europe continentale, ont abouti à la création de « républiques sœurs » et à la transformation des frontières et des États d’Europe, contribuant à la diffusion des idées révolutionnaires. Ces conflits ont ensuite trouvé leur prolongement dans les guerres napoléoniennes. La Révolution est restée un objet de débats ainsi qu’une référence positive tout autant que négative tout au long des deux siècles qui l’ont suivie, en France comme dans le monde.

Révolution français de 1789

L’histoire de la Révolution Française de 1789 a créé des divisions immédiates et durables entre les partisans des idées révolutionnaires et les défenseurs de l’ordre ancien, et aussi entre les anticléricaux et l’Église catholique.

En 1799, Napoléon Bonaparte accède au pouvoir et inaugure la période du Consulat, qui aboutit, cinq ans plus tard, à l’avènement de l’Empire.

Histoire de la Révolution Française de 1789 « Biographie »

En 1788, le pouvoir repose sur la monarchie absolue de droit divin. Le roi tient son pouvoir de Dieu comme le montre la cérémonie du sacre à Reims, marquant le début de son règne ; la tradition monarchique s’inscrit dans le respect des coutumes, c’est-à-dire des libertés et des privilèges accordés à certains individus, certaines villes ou provinces. Le roi règne sur le pays en maître incontesté et se trouve, en tant que « seigneur des seigneurs », aux prises avec une noblesse turbulente plus ou moins domestiquée depuis Louis XIV. Les bases de ce système politique sont contestées et attaquées dans la seconde partie du XVIIIe siècle.

La philosophie des Lumières a joué un rôle déterminant dans la tournure que prirent les événements mais son influence est à nuancer : accorder trop d’importance aux préceptes nés durant ce siècle se révélerait être un manque de fidélité historiographique majeur. Contre la monarchie absolue à la française, le modèle anglais d’une monarchie limitée par un parlement (assemblée élue) est mis en avant. À l’obéissance du sujet s’opposent les droits du citoyen. Rousseau défend l’idée que le pouvoir souverain suprême réside dans la Nation et s’oppose à Voltaire partisan du despotisme éclairé et donc favorable à la monarchie mais qui en mettant la Raison au centre de tout, s’oppose aux fondements religieux de la monarchie française.

Révolution Française de 1789, Combat devant l’hôtel de ville du 28 - 07 - 1830

Les ordres privilégiés se révoltent aussi contre le pouvoir royal. En effet, l’absolutisme les a privés de leurs prérogatives traditionnelles. Les Parlements sont des cours de justice sous l’Ancien Régime. Ils profitent du droit traditionnel qui leur permet d’émettre des remontrances lors de l’enregistrement des lois dans les registres des parlements pour critiquer le pouvoir royal. Bien qu’ils défendent avant tout leurs privilèges, ils arrivent à passer, aux yeux de l’opinion publique, comme les défenseurs du peuple.

La noblesse, écartée du pouvoir sous Louis XIV, ne rêve que de revenir aux affaires. À cette revendication politique, s’ajoute une revendication économique. Les nobles n’ont pas le droit d’exercer un grand nombre d’activités économiques sous peine de « déroger », c’est-à-dire de perdre leurs privilèges. Dans un siècle où la rente de la terre stagne et où les frais de représentation sont de plus en plus élevés, leur pouvoir d’achat diminue. La noblesse s’arc-boute sur ses anciens privilèges, principalement les droits seigneuriaux, et exige le paiement de certaines redevances tombées en désuétude. Elle s’arroge aussi l’exploitation exclusive de certains communaux, ces terres non cultivées où, traditionnellement, les paysans pauvres pouvaient faire paître leurs quelques bêtes. Cette crispation est très mal vécue par les paysans qui réclament l’abolition des droits seigneuriaux pour soulager leur misère. La mauvaise récolte de 1788, due à un épisode d’échaudage des grains, provoquant une hausse des prix des céréales, ne fera rien pour arranger la misère des paysans et est aujourd’hui présentée par divers historiens comme une des causes de l’agitation populaire et de la Révolution, le politique étant considéré comme responsable du manque de grains. À preuve, notamment, on peut citer ces femmes qui iront à Versailles demander que sortent Le boulanger, la boulangère et le petit mitron. Des révoltes de subsistances en 1788 attestent, elles aussi, d’une crise frumentaire à l’origine partielle de la Révolution.

Malgré tout, dans leur immense majorité, les Français de 1789 n’imaginent pas une Révolution violente avec une abolition de la monarchie. Le roi est depuis son avènement présenté par l’iconographie royale comme un second « père du peuple », dans un parallèle effectué avec Louis XII, puis comme « père des Français ». Une réforme profonde de l’État est espérée et ce, dans un climat pacifique. Si en 1789, le souverain est encore aimé et respecté, son image paternelle se dégradera rapidement par la suite – dès 1791 – notamment par la multiplication des vetos qu’il met à l’Assemblée législative.