La manipulation mentale de l’Homme en situation de peur

Manipulation mentale, un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l’idée qu’on veut lui inculquer.

Manipulation mentale: Faire appel à l’émotionnel est une technique manipulation mentale classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… »

Source : (lesmoutonsenrages.fr)

La manipulation mentale est l’ensemble des tentatives utilisées pour fausser ou orienter la perception de la réalité d’un interlocuteur en usant d’un rapport de séduction, de suggestion, de persuasion, de soumission non volontaire ou consentie. Quand ce pouvoir ne s’exerce pas sur un objet, mais se rapporte au contrôle psychique d’une personne, on parle de manipulation mentale.

Manipulation mentale

Cette notion protéiforme est récente dans ses contours, dérivée de la théorie du « lavage de cerveau » encore mal connue. Juridiquement, on lui préfère la notion de sujétion psychologique, le plus souvent dans le cadre d’accusations de dérives sectaires ou d’action d’ingénierie sociale. Par extension, les techniques de manipulations de l’opinion publique ou de manipulations de masse sont l’ensemble des moyens d’influence exercés sur une population à des fins économiques, militaires ou politiques.

Selon Stéphane Laurens, maître de conférences, « L’influence interindividuelle ou l’influence sociale fascine et effraye. les terribles faits divers qui lui sont attribués (suicides collectifs, crimes rituels…) ainsi que de troublantes études scientifiques (travaux sur l’hypnose, études expérimentales sur le conformisme ou soumission à l’autorité…) nous affirment l’existence d’une force quasiment irrésistible et qui pourrait nous pousser à faire ou à penser des choses que nous ne voudrions pas, une force qui pourrait même nous conduire à notre perte. Il y a, avec l’influence, l’idée d’une intrusion, d’un véritable viol de la conscience, de la volonté… qui semble pouvoir passer sous le contrôle ou la volonté d’un autre. Ce n’est plus soi qui veut ou qui agit, c’est la volonté d’un autre qui est entrée en soi et c’est un autre qui agit à travers soi (sentiment de possession) ».

Arnaud Esquerre, sociologue, pose les questions « Qu’est-ce qui distingue un consentement fabriqué d’un consentement non fabriqué par quelqu’un d’autre ? Qui est en position de faire la distinction ? Quels sont les signes même d’une manipulation mentale ? » concluant qu’elles restent sans réponse. Pourtant, la notion de manipulation est fréquemment utilisée.

La théorisation de la manipulation mentale (appelée mind control (contrôle mental) ou plus récemment thought reform (réforme de la pensée) dans les pays anglophones) est très liée à la question des sectes. Le psychiatre Jean-Marie Abgrall le souligne en disant que « sans manipulation mentale, il ne peut exister de sectes ».

La manipulation mentale est un élément de compréhension essentiel de certaines dérives pour les uns, mais une thèse réfutée pour les autres…