La Carmagnole 1792 chanson révolutionnaire

Chanson la carmagnole 1792

 

Paroles la Carmagnole 1792 

  • Madam’ Véto = Marie-Antoinette
  • Monsieur Véto = Louis XVI

Paroles de la chanson la Carmagnole 1792

Madam’ Véto avait promis,
De faire égorger tout Paris. (bis)
Mais le coup a manqué
Grâce à nos canonniers
Dansons la carmagnole
Vive le son vive le son !
Dansons la carmagnole
Vive le son du canon !

Monsieur Véto avait promis,
D’être fidèle à son pays. (bis)
Mais il a manqué
Ne faisons plus d’quartier
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !

Antoinette avait résolu,
De nous fair’ tomber sur le cul. (bis)
Mais son coup a manqué,
Elle a le nez cassé
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !

Son mari se croyant vainqueur,
Connaissait peu notre valeur. (bis)
Va, Louis, gros paour,
Du temple dans la tour
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !

Les suisses avaient tous promis,
Qu’ils feraient feu sur nos amis. (bis)
Mais comme ils ont sauté
Comme ils ont tous dansé
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !

Quand Antoinette vit la tour,
Elle voulut faire demi-tour. (bis)
Elle avait mal au cœur
De se voir sans honneur
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !

Lorsque Louis vit fossoyer,
A ceux qu’il voyait travailler. (bis)
Il disait que pour peu
Il était dans ce lieu
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !

Le patriote a pour amis,
Tous les bonnes gens du pays. (bis)
Mais ils se soutiendront
Tous au son du canon
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !

L’aristocrate a pour amis,
Tous les royalist’s à Paris. (bis)
Ils vous les soutiendront
Tout comme de vrais poltrons
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !

Les gendarmes avaient promis,
Qu’ils soutiendraient tous leur pays. (bis)
Mais ils n’ont pas manqué
Au son du canonnié
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !

Amis, restons toujours unis,
Ne craignons pas nos ennemis. (bis)
S’ils vienn’t nous attaquer,
Nous les ferons sauter
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !

Oui, je suis sans-culotte, moi,
En dépit des amis du roi. (bis)
Vivent les Marseillois,
Les Bretons et nos lois
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !

Oui, nous nous souviendrons toujours,
Des sans-culottes des faubourgs. (bis)
A leur santé buvons,
Vivent ces bons lurons !
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons la Carmagnole,
Vive le son du canon !


Chant révolutionnaire Français, la Carmagnole 1792

La carmagnole 1792 est une chanson révolutionnaire anonyme et très populaire créée en 1792 au moment de la chute de la monarchie journée du 10 août 1792.

Originaire du Piémont, ce chant gagne d’abord la région de Marseille, avant d’atteindre Paris. Elle se popularise ensuite dans toute la France après la chute du trône pour devenir un hymne des sans-culottes. Lors de ces épisodes révolutionnaires qui secouèrent le xixe siècle français, elle réapparaît en s’ornant de nouveaux couplets. L’air est par contre plus ancien, noté 673 de la Clé du Caveau.

On appelle aussi carmagnoles les discours prononcés à la tribune de la Convention par Barère, rapporteur du Comité de salut public, fin 1793 et début 1794, pour annoncer aux députés les victoires révolutionnaires. Ces discours, hymnes lyriques au ton claironnant, ont été appelés ainsi pour marquer leur analogie avec la chanson familière des patriotes.

La Carmagnole serait née le 10 août 1792. D’après Dumersan, l’air viendrait de Carmagnola en Piémont. Pour Grétry, l’origine viendrait du port de Marseille.

Dans son recueil de chansons, Claude Duneton émet l’hypothèse que si l’auteur de La Carmagnole est resté anonyme, c’est qu’il était dangereux pour lui de la revendiquer. D’après lui, un chanteur populaire de rue comme Ladré n’aurait rien risqué. Il pense pour sa part que l’auteur est peut-être une femme, au vu du premier couplet qui s’adresse à Marie-Antoinette et non au roi, et au vu de certaines tournures de phrases. Il donne le nom de Mme Roland, dont la haine pour Marie-Antoinette était connue et dont le mari Mr Roland, ministre du roi, fut lié aux événements des Tuileries. De plus, Mme Roland fut guillotinée le 9 novembre 1793 et son mari se suicida en apprenant sa mort, ce qui aurait empêché toute revendication ultérieure de « maternité » de la chanson.