Général Didier Tauzin ces propositions présidentielles

Didier Tauzin

Didier Tauzin, dit Thibault, né le à Dakar, est un général de division de l’armée de terre française. Il envisage désormais de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.

 

 

Biographie:

Son père, Raoul Tauzin, est commis de ferme à quatorze ans. Il s’engage comme soldat en 1939, à vingt ans. Fait prisonnier, il s’évade et rejoint le général de Gaulle à Londres. Parachutiste SAS de la France Libre, il termine la guerre à Stuttgart. Après l’armistice, il s’engage pour l’Indochine ; prisonnier à l’issue de la bataille de Dien Bien Phu, il est emprisonné dans des camps viets. Il participe enfin à la guerre d’Algérie sur les confins marocains. Il termine sa carrière militaire avec le grade de chef de bataillon. Retraité, il rachète à Soyaux (Charente) une entreprise en faillite, l’Union électrique industrielle et rurale, qu’il parvient à faire prospérer. En 1979, il est élu conseiller général sans étiquette dans le canton d’Aubeterre-sur-Dronne (Charente), puis vice-président du conseil général de la Charente. Il meurt en 1995.

Sa mère, Jane Renaudin, est fille d’une de petits propriétaires terriens de Salertennes (Vendée) qui ont déménagé à Bellon (Charente) à la fin des années 1920 pour y acquérir une propriété agricole plus importante susceptible de nourrir la famille. Jane fait la connaissance de son futur mari par correspondance, comme « marraine de guerre » alors qu’il est en Indochine. Ils se marient le 1er janvier 1949 à Bellon.

Didier Tauzin, après un premier mariage, est aujourd’hui marié à Brigitte Louis, née à Aubeterre-sur-Dronne. Fille d’un instituteur issu d’une famille de paysans de Laprade, à quelques centaines de mètres au nord d’Aubeterre, et d’une fille d’une très ancienne famille de paysans d’Aubeterre, elle est elle-même institutrice et directrice d’école primaire en retraite. Elle a exercé sa profession dans le canton de Chalais.

Il est père de deux enfants adoptés.

Général Didier Tauzin

Carrière militaire:

En trente-six années de vie militaire, dont trente-et-un en postes de responsabilités, il effectue une vingtaine d’opérations extérieures, la plupart « opérations spéciales » (libération d’otages, assistance opérationnelle à armée étrangère en difficulté, etc.) sur la presque totalité des théâtres d’opération des années 1975 à 1996.

Outre les opérations extérieures, il occupe des fonctions très variées : chef de bureau d’études et prospective, responsable de formation des officiers, administration territoriale. Il conçoit et met en place la stratégie d’influence de l’armée de terre en région sud-ouest.

Il est à la tête, de 1992 à 1994, du commandement du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine, qui est un régiment de forces spéciales installé à Bayonne. Après avoir pris part au conflit au Rwanda, il est accusé, avec ses hommes, de la responsabilité du génocide. Il s’en défend dans ses livres Rwanda : je demande justice pour la France et ses soldats et La Haine à nos trousses de Kigali à Paris.

De 2004 à 2005, il commande le service militaire adapté, service d’insertion sociale et économique de jeunes ultramarins défavorisés : huit régiments répartis dans tous les départements et territoires d’Outre Mer, 3500 garçons et filles par an.

De 2005 à 2006, à la demande de Michèle Alliot-Marie, il conçoit, puis crée l’Établissement public d’insertion de la Défense (EPIDe), qui est un service d’insertion de jeunes Français métropolitains défavorisés, à partir de son expérience du service militaire adapté (SMA). Il propose d’impliquer le plus grand nombre possible de Français dans cette œuvre, qui est selon lui politique au sens le plus fort du terme, et pour cela de fonder le développement de l’EPIDe sur un partenariat très large entre l’Etat, maître d’oeuvre, les collectivités territoriales, les associations, les entreprises et syndicats. Cette proposition n’est pas retenue par les services du ministre et le directeur général nommé. Il quitte alors l’armée.