Le château de Villandry est situé dans la Loire à 15 km de Tours

Le château de Villandry est un château de la Loire d’architecture Renaissance, situé à 15 km à l’ouest de Tours, sur la route départementale.

Restauré par Joachim Carvallo et sa femme Ann Coleman, le château de Villandry est connu pour ses six jardins : son donjon domine un potager décoratif (1 ha), un jardin d’ornement planté de hauts buis, un jardin d’eau de type classique, un jardin du soleil créé en 2008, le labyrinthe de charmilles et un jardin de simples d’inspiration médiévale. Un tennis gazon a été rouvert en 2010. l’ensemble du château, des jardins et du parc sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. L’intérieur date du xviiie siècle.

Château de Villandry

Château de Villandry son histoire

C’est dans cette forteresse qu’eut lieu, le 4 juillet 1189, « la Paix de Colombiers » (nom de Villandry au Moyen Âge), au cours de laquelle Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre, vint devant Philippe Auguste, roi de France, reconnaître sa défaite.

Cette paix marque une étape essentielle du triomphe de la monarchie capétienne sur les grands féodaux, au premier rang desquels les Plantagenêts, dont l’immense domaine français comprenait la Normandie, la Bretagne, le Maine, la Touraine, l’Anjou, le Poitou et l’Aquitaine.

Au xive siècle, le château de Villandry devint successivement la propriété de la famille de Craon, puis celle de Chabot. En 1532 il est acquis par Jean le Breton, qui fait raser une vieille forteresse du xiie siècle, dont il ne reste aujourd’hui que les fondations et le donjon que l’on devine derrière la cour d’honneur, afin de construire l’actuel château de Villandry.

Le château de Villandry, achevé vers 1536, est le dernier des grands châteaux qui furent bâtis sur les bords de Loire à l’époque de la Renaissance ; il fut construit par un ministre des Finances de François Ier, Jean le Breton.

Les descendants de Jean le Breton conservèrent Villandry jusqu’en 1754, année où Louis-Henri d’Aubigné, « marquis de Villandry, Savonnières, Cornuson, maréchal des camp et armée du roi, lieutenant général des ville, château et sénéchaussée de Saumur, Saumurois et Haut-Anjou », vendit la propriété au comte Michel Ange de Castellane, brigadier des armées du roi, ambassadeur à la Porte ottomane, issu d’une des plus anciennes et illustres familles de Provence.

Château de Villandry, les travaux du Comte

Le nouveau seigneur de Villandry fit construire les grands communs de style classique symétriques, de part et d’autre de l’avant-cour, et réaménagea l’intérieur du château de Villandry en l’adaptant aux normes de confort du xviiie siècle, plus proches des nôtres que celles de la Renaissance. Le titre de marquisat étant éteint par cette vente, Villandry fut érigé en comté en sa faveur en mai 1758.

« Le marquis ne rêvait qu’à en faire une grande maison avec les conforts de l’époque, de nombreuses fenêtres dont la moitié n’étaient que peintes pour paraître, des balcons entourant les étages pour prendre l’air, des ponts donnant accès des salons aux jardins et des pavillons pour cure d’air (…) L’intérieur du château de Villandry avait aussi été remanié presque complètement. L’escalier Renaissance de forme octogonale rappelant celui de Blois et qui était situé dans l’angle droit avait été remplacé par l’escalier intérieur en pierre avec rampe en fer forgé, de style Louis XV ». 

Le marquis mourut à 79 ans le 26 septembre 1782 et fut inhumé dans le caveau seigneurial de l’église de Villandry. En 1789 son fils Esprit-François-Henri, marquis de Castellane, chevalier d’honneur de Sophie de France et dernier seigneur du lieu, comparut à l’assemblée électorale de la noblesse de Touraine. Les Castellane, héritiers de la duchesse de Dino, possédèrent le château de Rochecotte à Saint-Patrice (37) jusqu’en 1978.