Caribert Ier fut roi de Paris de 561 à 567, fils de Clotaire Ier

Caribert Ier fut roi de Paris de 561 à 567. Il est le fils de Clotaire Ier et de sa première épouse Ingonde. Il est nommé Charibert par Grégoire de Tours. Son nom signifie (Brillant dans l’armée) : hari (troupe, bande armée) et bert (brillant, bonheur) en vieux francique.

Caribert Ier roi de Paris de 561 à 567

Caribert Ier sa biographie

En 558, Caribert Ier et Gontran furent envoyés par Clotaire pour reprendre le Limousin à leur frère Chramn, qui s’en était emparé. Leurs armées se firent face au pied de la montagne noire où ils incitèrent Chramn à rendre les terres appartenant à leur père. Il refusa et une tempête empêcha la bataille. Chramn en profita pour duper ses frères en envoyant un messager les informant de la mort de Clotaire, qui se battait contre les Saxons. Caribert Ier et Gontran se rendirent aussitôt en Burgondie. Clotaire Ier avait réunifié le royaume franc de Clovis Ier avec peine mais n’avait pas partagé le royaume avant sa mort.

À la mort de leur père en 561, les fils de Clotaire allèrent enterrer leur père à Soissons dans la basilique qu’il avait commencé à faire construire sur le tombeau de saint-Médard. Il se ligua avec ses frères Gontran et Sigebert contre Chilpéric, son demi-frère, qui avait pris possession du château de leur oncle Childebert avec la portion du royaume qui allait avec, pour le forcer à repartager le royaume. Le royaume fut donc à nouveau divisé en quatre et le sort lui attribua le royaume de Paris.

Les rapports de forces déterminèrent en réalité les attributions, la mise à l’écart des plus faibles faisait partie des usages de la succession royale franque et il se peut que les trois fils d’Ingonde éprouvèrent de la défiance envers leur demi-frère. De plus, dans la tradition germanique, le mode de succession des rois sur le trône, la tanistry (nom celtique désignant la succession par le cadet et non par le fils), se faisait entre frère, de l’aîné au benjamin, puis aux oncles et aux neveux. Le royaume des Francs en 561 après sa division en sous-royaumes.

Caribert Ier reçut l’ancien royaume de Childebert Ier, situé entre la Somme et les Pyrénées, ayant Paris pour capitale et comprenant le bassin parisien, l’Aquitaine et la Provence.

Ce teilreich était la portion du regnum francorum la plus riche en fisc (terre, forêt ou mine appartenant à la couronne) et la plus facile à défendre. Caribert Ier reçut le royaume de Paris et l’Aquitaine ; La Neustrie (ancien Royaume de Soisson) échut à Chilpéric Ier ; L’Austrasie (Royaume de Reims devenu Royaume de Metz avec le déplacement de la capitale) à Sigebert Ier ; Le royaume d’Orléans (Burgondie) à Gontran. En recevant le royaume de Childebert, il devint le gardien du tombeau de Clovis. Son royaume fut cependant menacé par des autonomistes dans les possessions méridionales, notamment en Aquitaine. Parmi les fidèles de sa cour, apparaissait le jeune Gondovald, prétendument fils de Clotaire et donc frère putatif de Caribert Ier.

En matière fiscale, il voulut imposer la ville de Tours, qui depuis le règne de Clotaire ne payait plus par hommage à saint Martin, en tentant de reconstituer les registres de l’impôt qui avaient été brûlés. Mais l’évêque Eufronius obtint de lui une nouvelle suppression d’impôt. À la suite du mariage de Sigebert et de Brunehilde, il invita le poète Venance Fortunat pour qu’il rédige un éloge panégyrique. Fortunat loua sa culture en lettre et en droit. Il célébra en Caribert Ier le plus grand des rois francs, le seul véritable héritier de son oncle Childebert Ier autant par ses qualités que par son royaume, en appelant au témoignage d’Ultrogothe, veuve de Childebert, que Caribert Ier avait honorée.

Fortunat rappelait qu’il était l’aîné de ses frères et qu’en lui seul renaissait l’intelligence politique de leur père qui d’ailleurs, le considérait comme son fils préféré. En outre, il regorgeait de vertus impériales et chrétiennes : aussi bon que Trajan, aussi juste que Salomon, aussi clément que David. Il célébra son caractère pacifique en argumentant sur la prospérité engendrée par son règne : « Vos devanciers ont agrandi la patrie par les armes, mais en versant le sang ; vous, en régnant sans infliger la défaite, vous conquérez davantage. ». De plus, il affirma que Caribert Ier parlait mieux latin que bien des Romains et célébra sa beauté, reflet de sa bonté.