Antoine Lavoisier est un chimiste, philosophe et économiste

Antoine Lavoisier, né le 26 août 1743 à Paris et guillotiné le 8 mai 1794 à Paris, est un chimiste, philosophe et économiste français, souvent présenté comme le père de la chimie moderne, qui se développera à partir des bases et des notions qu’il a établies et d’une nouvelle exigence de précision offerte par les instruments qu’il a mis au point. Il a inauguré la méthode scientifique, à la fois expérimentale et mathématique, dans ce domaine qui, au contraire de la mécanique, semblait devoir y échapper.

Antoine Lavoisier savant français

Au-delà de la découverte de l’oxydation, des composants de l’air et de l’eau, de l’état de la matière, ses contributions à la révolution chimique sont à la fois techniques, expérimentales et épistémologiques. Elles résultent d’un effort conscient d’adapter toutes les expériences dans le cadre d’une théorie simple dans laquelle, pour la première fois, la notion moderne d’élément est présentée de façon systématique. Lavoisier a établi l’utilisation cohérente de l’équilibre chimique, a utilisé ses découvertes sur l’oxygène, dont Antoine Lavoisier a inventé le nom ainsi que ceux de l’azote et de l’hydrogène, pour renverser la théorie phlogistique, et a développé une nouvelle nomenclature chimique qui soutient, ce qui se révélera inexact, que l’oxygène est un constituant essentiel de tous les acides. Précurseur de la stœchiométrie, il a surtout traduit des réactions dans les équations chimiques qui respectent la loi de conservation de la matière, donnant à celle-ci une solide assise expérimentale.

Financier de son métier, soucieux d’établir des statistiques précises utiles à ce qu’il appelle à la suite de Condorcet l’arithmétique politique, Antoine Lavoisier a été sollicité par l’administration royale puis révolutionnaire sur de très nombreux sujets depuis l’instruction publique jusqu’à l’hygiène en passant par le système monétaire. Il a aussi produit dans la lancée de Joseph Black la première théorie expérimentale de la chaleur, à travers l’étude non seulement de la combustion mais aussi de la respiration et de la fermentation des sols.

Antoine Lavoisier Né le 26 août 1743 à Paris, dans une famille aisée, Antoine Lavoisier est baptisé le jour de sa naissance en l’église Saint-Merrin. Orphelin de sa mère à l’âge de cinq ans, il hérite ainsi d’une grande fortune.

En 1754, à l’âge de onze ans, il intègre le collège des Quatre-Nations. Les cours incluent chimie, botanique, astronomie et mathématiques. En classe de philosophie, la dernière année, il a pour professeur l’astronome Nicolas-Louis de Lacaille, auprès duquel il s’enthousiasme pour la météorologie, passion qui ne le quittera jamais.

À l’automne 1761, il s’inscrit à la Faculté de droit civil et canonique. Il y suit le cursus habituel, qui lui délivre en deux ans le baccalauréat en droit et l’année suivante, en 1764, la licence qui lui permet de s’inscrire au barreau de Paris. Il ne plaidera cependant jamais.

Durant ces études de droit, Antoine Lavoisier assiste à des conférences sur les sciences naturelles. Paris frisonne alors de l’esprit encyclopédique. L’université est agitée par l’abolition du monopole qu’exercent les jésuites sur l’enseignement, la sécularisation de leurs écoles et la création d’écoles d’application, telle, en 1747, l’École des ponts et chaussées, dans lesquelles l’enseignement moral et religieux s’efface devant celui des sciences et des techniques. L’étudiant Lavoisier adhère à la démarche expérimentale que, dans la ligne cartésienne, professe Étienne de Condillac depuis une dizaine d’années dans les salons parisiens. Il est un lecteur avide du Dictionnaire de la chimie que vient de publier Pierre Macquer, le théoricien des affinités électives entre corps chimiques, qui préfigurent les équations chimiques. Son premier essai portera sur l’hydratation du gypse et fait l’objet d’une conférence qu’il donne en 1764 à l’Académie des sciences.

Deux ans plus tard, Antoine Lavoisier est lauréat du concours de l’Académie des sciences pour un essai sur l’éclairage public des salles de spectacle et reçoit au nom du roi une médaille d’or.

Cette même année 1766, Antoine Lavoisier assiste Jean-Étienne Guettard, botaniste de l’Académie des sciences, dans l’élaboration de l’atlas minéralogique de la France. Il fait des relevés minéralogiques depuis déjà trois ans. Entre juin et novembre 1767, ils travaillent ensemble à une étude géologique de l’Alsace et de la Lorraine. Leur collaboration se prolongera jusqu’en 1780. Parrainé par Henri Louis Duhamel du Monceau, grand ami de son père, Antoine Lavoisier est élu membre de l’Académie des sciences le 18 mai 1768, qui siège au Louvre, à l’âge de vingt-quatre ans, soit deux ans avant un autre jeune collaborateur de Jean-Étienne Guettard avec lequel il a appris à travailler, Balthazar Georges Sage, lequel fondera en 1778, l’École des mines.

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